Le savoir-faire

Les progrès de la science permettent chaque jour de mieux comprendre la vinification et la culture de la vigne.
Le travail pénible s’allège, la mécanisation permet au vigneron de mieux penser et créer son vin.
Le savoir-faire fut souvent assimilé à l’application de techniques empiriques, à l’enfermement dans les pratiques ancestrales.
Les progrès de la science ont nuancé cet acquis vigneron.

Le savoir faire se dessine à partir de cette habileté à reconnaître, à sentir, à juger ce qui lui semble bon pour le vin, la vigne et le devenir de son domaine.
Une philosophie, une sagesse, une subtilité qui consiste à ne retenir des progrès de la science que ce qui convient à son éthique.

De la taille à la véraison, nous nous concertons « avec la nature » pour maîtriser les rendements.

Taille courte, ébourgeonnage, vendanges vertes,autant d’étapes pour ajuster notre objectif.
Si les rendements élevés «diluent» les arômes du vin, à l’opposé une concentration excessive peut se faire au détriment de l’élégance.

Le mois de septembre annonce le grand rendez-vous des vendanges.
Encore quelques jours de soleil pour les raisins, et déjà ils laissent sur nos lèvres une agréable saveur sucrée.
Lorsque le jour tant attendu arrive, les mains se glissent entres les feuilles pour saisir les grappes.
Dès l’arrivée au chai, elles sont déposées sur la table de tri où l’oeil vigilant des anciens affine le travail des cueilleurs.
La vinification en petit volume permet de séparer chacune de nos parcelles et d’évaluer l’alliance de nos techniques avec la mystérieuse alchimie du vin.
Ainsi s’élabore au fil des années un savoir-faire…
La qualité du vin demeure toujours perfectible, elle reste un rêve.
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